Réforme des primes rénovation en Wallonie : le nouveau régime Rénopack / Rénoprêt en vigueur dès le 1er octobre 2026
22 juillet 2026
Le régime temporaire des primes Habitation Wallonie 2025-2026 prend officiellement fin le 30 septembre 2026. À partir du 1er octobre, un nouveau régime Rénopack / Rénoprêt entrera en vigueur, avec des montants et des conditions susceptibles d’évoluer. Si vous envisagez des travaux de rénovation énergétique, c’est maintenant qu’il faut agir. Voici le calendrier, les montants, et le calculateur officiel pour estimer vos droits en 2 minutes.
L’essentiel à retenir
- Fin du régime actuel : dernier jour d’introduction de demandes le 30 septembre 2026 (dans 78 jours)
- Nouveau régime Rénopack/Rénoprêt en vigueur au 1er octobre 2026, déployé progressivement
- Priorité aux passoires : logements PEB G/F visant un saut à D minimum, PEB E visant C minimum
- Plafond relevé : 75 000 € par maison (contre 60 000 € actuellement)
- Copropriétés : jusqu’à 60 000 €/logement, avec prêt 0 % pour les parties communes
- Aide max jusqu’à 50 % du devis global selon la catégorie de revenus (nouvelles catégories C1 à C4)
- Audit énergétique obligatoire dans tous les cas
- Devis global obligatoire : plus de calcul poste par poste
- Enveloppe annuelle plafonnée : « quand il n’y aura plus de budget, il n’y aura plus de budget »
« Il fallait sortir du système de primes », avait déclaré la ministre régionale de l’Énergie et du Logement, Cécile Neven (MR), en présentant sa réforme le 12 décembre 2025. Le constat de départ est simple : le système actuel comptait plus de 120 primes différentes, avec des effets d’aubaine, un manque de lisibilité, et une pression budgétaire croissante sur les finances régionales.
Le 10 juillet 2026, le gouvernement wallon a présenté en première lecture les grandes lignes du nouveau régime, avec quatre objectifs affichés :
Le gouvernement a fait un choix structurant : unifier les aides à travers un canal unique — le prêt à la rénovation. Plus de prime seule à partir du 1er octobre 2026. C’est un changement de logique majeur à anticiper.
C’est la priorité numéro 1 du nouveau régime : éradiquer les passoires énergétiques du parc wallon.
Concrètement, la Wallonie priorisera les soutiens aux rénovations durables des logements les plus énergivores, avec des objectifs clairs :
Le plafond des travaux éligibles a été relevé pour tenir compte de la réalité des coûts sur le marché :
Ce que ça change pour vous : si votre bien est classé G, F ou E, vous êtes la cible prioritaire du nouveau régime. Les aides seront calibrées pour rendre votre projet de rénovation viable — à condition qu’il permette effectivement le saut de label exigé. C’est là que l’audit énergétique préalable devient stratégique : il déterminera quel package de travaux permet d’atteindre l’objectif au meilleur coût.
À l’inverse, un propriétaire d’un bien déjà classé D qui souhaite juste améliorer son PEB à C ne sera plus la cible prioritaire du régime.
Le nouveau régime simplifie considérablement le paysage. Deux produits vont désormais canaliser toutes les aides :
Ce sera le produit phare pour la grande majorité des ménages wallons.
L’avantage majeur mis en avant par la ministre Cécile Neven : « Ce régime permettra aux Wallons de ne pas avancer d’argent. Il permettra d’éviter aussi les dossiers incomplets et les délais de traitement puisque tout sera fait en amont. »
C’est le produit destiné aux propriétaires bailleurs (catégorie C4).
| Formule | Cible | Type de financement | Prime intégrée | Audit obligatoire |
|---|---|---|---|---|
| Rénopack | Ménages C1, C2, C3 | Prêt à 0 % | Oui (réduction du montant à rembourser) | Oui |
| Rénoprêt | Bailleurs et C4 | Prêt à taux préférentiel | Non | Oui |
Autre nouveauté importante : l’aide est calculée sur le projet global de rénovation, non plus poste par poste. Le demandeur doit remettre un devis global, et les opérateurs déterminent l’éligibilité et le montant d’aide sur cette base. Fin du système où l’on cumulait prime toiture + prime chaudière + prime murs à des dates différentes.
Le nouveau régime introduit de nouvelles catégories de revenus C1 à C4 (à ne pas confondre avec les catégories R1 à R4 du régime actuel). Le pourcentage d’aide varie selon votre catégorie :
| Catégorie | Réduction du montant à rembourser |
|---|---|
| C1 (revenus les plus modestes) | 50% |
| C2 | 40% |
| C3 | 15% |
| C4 (bailleurs et hauts revenus) | Taux préférentiel (Rénoprêt) |
Vous êtes catégorie C1 (revenus modestes). Votre devis global de rénovation atteint le plafond de 75 000 €. Votre situation :
Pour un ménage C2 : réduction de 40 %, soit 30 000 € de « prime intégrée » sur un devis de 75 000 €. Pour un ménage C3 : réduction de 15 %, soit 11 250 € de « prime intégrée » sur un devis de 75 000 €.
Point crucial : les nouvelles catégories C1-C4 seront précisées par les arrêtés d’exécution du gouvernement wallon dans les prochaines semaines. Il n’est pas encore certain que les seuils de revenus des anciennes catégories R1-R4 se transposent directement dans les nouvelles catégories C1-C4. Nous mettrons cet article à jour dès la publication officielle des seuils.
Les copropriétés bénéficient d’un traitement adapté à leur spécificité. Trois grandes règles :
Jusqu’à 60 000 € par logement sont éligibles au régime, avec les mêmes catégories de revenus C1 à C4 applicables au propriétaire.
Les travaux sur les parties communes (toiture collective, façade, chaufferie commune, ventilation collective) peuvent être financés par un prêt à taux 0 % dédié aux copropriétés.
Pour les syndics et gestionnaires d’immeubles : c’est une opportunité majeure. Les rénovations coordonnées de parties communes (isolation toiture, remplacement chaufferie collective par pompe à chaleur, ventilation) deviennent significativement plus abordables. C’est le moment d’engager la conversation avec les copropriétaires et d’anticiper les votes en AG pour les projets 2027-2028.
C’est une constante du nouveau régime : l’audit énergétique devient obligatoire dans tous les cas, y compris pour un Rénoprêt sans prime intégrée.
L’audit a désormais trois fonctions officielles :
L’audit devient donc la véritable clé d’entrée dans le système d’aide. Sans audit préalable = pas de Rénopack, pas de Rénoprêt, pas d’aide.
Bonne nouvelle : la feuille de route établie lors de l’audit est elle-même éligible aux investissements soutenus. Autrement dit, l’audit fait partie intégrante du dossier subventionnable.
Un point stratégique majeur : un audit commandé avant le 30 septembre 2026 sous le régime actuel sécurise vos droits pendant 8 ans, même si vous exécutez vos travaux plus tard. C’est probablement l’action à plus fort ROI dans les 78 jours qui viennent.
C’est peut-être le changement culturel le plus important de la réforme. Jusqu’ici, les primes wallonnes étaient distribuées « au fil de l’eau » — tant qu’un dossier était éligible, il était financé.
Désormais, le gouvernement wallon fixera chaque année une enveloppe budgétaire lors du conclave budgétaire, pour définir les moyens disponibles l’année suivante.
Cécile Neven a été très claire sur ce point : « Quand il n’y aura plus de budget, il n’y aura plus de budget. Mais au moins, nous éviterons de dire aux gens qu’on a plus d’argent pour les Wallons qui se lancent dans la rénovation. Ce système permettra aussi d’éviter les effets d’aubaine et d’assurer la pérennité des aides. »
Ce que ça change concrètement pour vous :
Ce point est crucial dans votre calcul : sécuriser vos droits sous le régime actuel avant le 30 septembre 2026 n’est pas juste « profiter des primes actuelles ». C’est aussi éviter le risque d’épuisement de l’enveloppe à partir de 2027.
Voici la stratégie que nous recommandons à nos clients wallons, à moins de 3 mois de la bascule :
C’est la clé de tout. Un audit commandé avant le 30 septembre 2026 :
Attention au calendrier opérationnel : nos délais actuels d’audit sont de 2 à 4 semaines. Ils monteront à 6-8 semaines en septembre à mesure que les demandes s’accumulent. Commander en juillet ou août, c’est garantir un traitement sous le régime actuel sans stress.
Sous le nouveau régime, les travaux fragmentés perdent leur intérêt financier. Nous conseillons donc de :
Ce point est confirmé par l’étude Immoweb/ImmoPass sur 541 maisons wallonnes : passer de G à B en une seule intervention coûte 401 €/m² après prime, tandis que la somme des coûts pour chaque saut individuel atteint 766 €/m². Presque le double. La rénovation coordonnée est nettement plus rentable.
Votre certificat PEB en cours de validité (10 ans) est le point de départ de tout dossier. Si votre PEB date de 2015 ou 2016, il arrive à expiration en 2025-2026. Le refaire maintenant, avec un dossier bien préparé (factures, plans, preuves acceptables), peut :
Le régime actuel des primes est-il vraiment supprimé au 30 septembre 2026 ?
Le régime actuel prend fin pour les nouvelles demandes le 30 septembre 2026. Toute demande introduite avant cette date reste éligible aux conditions actuelles pendant 8 ans. C’est l’action la plus stratégique à mener dans les 78 prochains jours.
Est-il obligatoire de contracter un prêt pour obtenir une prime après octobre 2026 ?
Oui, c’est le principal changement. Impossible d’obtenir une prime seule : il faudra passer par un Rénopack (prêt taux zéro + réduction du montant à rembourser) ou un Rénoprêt (prêt à taux préférentiel sans prime) dès octobre 2026.
Quel plafond pour les travaux dans le nouveau régime ?
Pour une maison : 75 000 € (contre 60 000 € actuellement). Pour un logement en copropriété : 60 000 € par logement, avec plafonds globaux de 600 000 € (immeubles de moins de 20 lots) ou 750 000 € (plus de 20 lots).
Combien de pourcentage d’aide vais-je toucher ?
Selon votre catégorie de revenus C1 à C4 : jusqu’à 50 % pour la catégorie C1, 40 % pour C2, 15 % pour C3, et taux préférentiel (Rénoprêt) pour C4 (bailleurs et hauts revenus). Les seuils précis des catégories C1-C4 seront précisés par les arrêtés d’exécution.
Faut-il obligatoirement un audit énergétique pour bénéficier des aides ?
Oui, dans tous les cas, y compris pour un Rénoprêt sans prime. L’audit devient la clé d’entrée du système. Un audit commandé avant le 30 septembre 2026 sous le régime actuel sécurise vos droits pendant 8 ans.
La réforme concerne-t-elle aussi les propriétaires bailleurs ?
Oui. Les bailleurs relèvent de la catégorie C4 et bénéficieront du Rénoprêt à taux préférentiel (sans prime intégrée). À noter également : depuis le 1er janvier 2025, il est déjà interdit aux bailleurs wallons de louer un logement classé PEB G lors d’une nouvelle mise en location.
Puis-je faire des travaux par étapes sous le nouveau régime ?
Non. L’aide est désormais calculée sur un devis global obligatoire, pas poste par poste. Le nouveau système favorise clairement les chantiers coordonnés. Multiplier les petits chantiers en espérant cumuler des aides ponctuelles ne fonctionnera plus.
Qu‘est-ce qui se passe si l’enveloppe annuelle est épuisée ?
« Quand il n’y aura plus de budget, il n’y aura plus de budget », a précisé la ministre Neven. Les demandes non financées devront attendre l’exercice suivant. C’est un argument majeur pour introduire son dossier dès le début d’année ou pour sécuriser ses droits sous le régime actuel avant le 30 septembre 2026.
Les copropriétés sont-elles concernées ?
Oui, avec des modalités spécifiques : jusqu’à 60 000 € par logement pour les parties privatives, prêt à 0 % pour les parties communes, plafonds globaux jusqu’à 750 000 € pour les grandes copropriétés. Une opportunité majeure pour les syndics à préparer dans les prochaines AG.
Qu’est-ce qui se passe pour les demandes déposées avant le 30 septembre 2026 ?
Elles restent éligibles sous le régime actuel, avec ses primes classiques. Vous disposez ensuite de 8 ans pour réaliser les travaux et introduire les demandes de primes correspondantes.
Certinergie est auditeur logement agréé Région wallonne et intervient sur l’ensemble du territoire wallon. Nous vous accompagnons dans une démarche stratégique et sécurisée :
Avec plus de 50 000 dossiers PEB analysés dans notre Baromètre Certinergie, notre expertise terrain est reconnue partout en Wallonie.
La fenêtre se referme dans 78 jours : commander votre audit avant le 30 septembre 2026 vous garantit les conditions actuelles pendant 8 ans, même si les travaux sont réalisés plus tard. Commander en juillet-août évite l’engorgement inévitable de septembre.
Vous souhaitez plus d’infos concernant le certificat PEB, ou encore les contrôles de gaz ou d’électricité n’hésitez pas à nous contacter au 02 880 21 71 ou via notre formulaire de contact.
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