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Comprendre son certificat PEB

A quoi sert le certificat PEB ?

Le certificat PEB est un document indicatif qui permet aux candidats acquéreurs ou locataires, d’un appartement ou d’une maison, de comparer la performance énergétique des différents biens (maisons ou appartements) du marché dans des conditions similaires d’utilisation.

Lors du choix d’une future habitation, le certificat PEB permet donc d’ajouter un critère supplémentaire, celui de la performance énergétique aux critères tels que la présence d’un garage, d’un jardin, du nombre de chambres, du prix, de l’exposition… Il donne également des conseils pour améliorer la performance énergétique.

Mais son objectif s’arrête là.

Etant basé sur un système de règles strictes imposés aux certificateurs par les régions, Le certificat PEB exprime un score théorique ne reflétant pas toujours en pratique la réalité exacte de la performance énergétique spécifique d’une habitation.

En effet, les protocoles imposés aux certificateurs PEB ne lui permettent pas par exemple de prendre en compte une isolation non visible ou non prouvée ou l’empêche de considérer certains volumes ou surfaces de l’habitation ( dans un soucis de simplification administrative ), faisant souvent nettement baisser le score PEB théorique.

Vous comprendrez dès lors aisément qu’un certificat PEB n’est pas révélateur d’une réalité exacte, mais qu’il tendra à s’en approcher à condition que le certificateur PEB reçoive une information complète de la part du propriétaire. Voir ci-dessous.

Le certificat PEB tarifé en moyenne aux alentours de 250 € est donc un début d’information, un outil permettant une conscientisation collective sur la nécessité de rendre nos habitations plus performantes au niveau énergétique. Pour une étude plus spécifique, plus concrète, et plus poussée, il faudra nécessairement passer par un audit énergétique tarifé lui à partir de 1000 €.

Que signifie la lettre du score du certificat PEB ?

Il s’agit d’une forme de présentation du résultat du PEB. Seuls la Wallonie et Bruxelles utilise un classement par lettre et donc par classe.

La lettre sur le certificat PEB désigne la classe énergétique. Elle va de A à G, et ce, à l’instar de ce qu’il existe dans l’électroménager. Chaque classe correspond à un niveau de consommation théorique totale d’énergie.

Un bien classé en A ou en B signifie être très économe en énergie. S’il est classé F ou G, cela signifie qu’il est très énergivore.

La Région de Bruxelles-Capitale, la Flandre et la Wallonie ont été dans l’obligation de développer une échelle de classes en fonction de la performance moyenne de leur propre parc immobilier.

Cela explique que les classes et scores seraient différents pour une même maison si elle était certifiée selon le protocole d’une autre région.

Comment la classe énergétique du PEB est-elle calculée ?

Le certificateur PEB visite les lieux et introduit les données relatives au bien dans un logiciel qui calcule une consommation théorique totale exprimée en kWh. Pour faciliter la lecture et la comparaison entre différents biens, le résultat est ensuite intégré dans la classe énergétique correspondante.

Par exemple sur Bruxelles, avec une consommation théorique de 135 kWhEP/(m².an), l’habitation se situera en classe énergétique C-, qui intègre tous les biens ayant une consommation théorique située entre 133 et 150 kWhEP/(m².an).

Votre score PEB ne correspond pas à votre consommation sur votre facture ? Pourquoi ?

Afin d’assurer l’objectif de pouvoir comparer plusieurs biens entre eux, la consommation du certificat PEB est calculée sur base de conditions d’utilisation identiques pour tous. Le résultat sera dès lors probablement différent de votre consommation réelle selon par exemple le nombre de personnes de votre ménage, votre consommation ou de vos habitudes. Mais à comportement égal, et si le certificateur PEB a obtenu toutes les informations nécessaires, un bien classé D consommera en moyenne toujours plus d’énergie qu’un bien classé B.

D’où l’intérêt de comparer les certificats lors d’un achat ou d’une location. D’autres éléments peuvent aussi expliquer une différence, parfois importante, entre le résultat du certificat PEB et votre consommation réelle : le fait que le calcul ne prenne pas en compte la consommation électrique des appareils électroménagers, l’utilisation des valeurs par défaut quand le certificateur ne dispose pas d’information justifiée, ou le fait que la consommation mentionnée sur le certificat PEB prend en compte l’énergie nécessaire pour produire l’énergie consommée : ce qu’on appelle l’énergie primaire.

Le résultat du PEB est exprimé en Energie primaire. Qu’est-ce que cela signifie ?

L'énergie primaire est une forme d’énergie disponible dans la nature avant toute transformation. Si elle n’est pas utilisable directement, elle doit être transformée en une source d’énergie secondaire pour être utilisable et transportable facilement.

Le certificat PEB prend donc en compte non seulement l’énergie consommée dans le bâtiment, mais aussi l’énergie nécessaire pour produire cette énergie.

Un facteur de conversion standard, qui tient compte du combustible utilisé pour produire l’énergie, est appliqué à la quantité d'énergie consommée pour obtenir la quantité d’énergie primaire correspondante.

Par exemple, si vous consommez uniquement de l’électricité pour vous chauffer, votre consommation de chauffage sera pénalisée par un facteur de 2,5. En effet, en Belgique, pour produire et fournir 1 kWh d’électricité, il faut consommer en moyenne 2,5 kWh d’énergie primaire en amont. Une consommation théorique d’électricité de 1.000 kWh par an correspond donc à une consommation théorique de 2.500 kWh d’énergie primaire par an.

Attention ! Les consommations mentionnées sur les factures de votre fournisseur d’énergie ne sont pas exprimées en énergie primaire. Vous pouvez donc constater une différence importante entre le résultat du certificat PEB et le relevé de votre facture.

Quelle est la mission du certificateur PEB ? Comment se passe sa visite ?

Le certificateur PEB est tenu de respecter les règles strictes édictées par les différentes régions via leurs protocoles qui définissent la manière dont les données doivent être collectées pour établir le certificat PEB.

Le protocole PEB est donc une garantie que pour un même bien, le résultat du certificat PEB sera identique si deux certificateurs établissent chacun un certificat PEB. A condition bien sûr que leur intervention soit concomitantes mais aussi qu’ils aient obtenu les mêmes informations.

Lors de sa visite, le certificateur collecte deux types de données sur base de deux méthodes :

  1. Le contrôle visuel : certains éléments comme le type de toiture, le nombre de façades ou la présence de double vitrage, sont à constater visuellement ;
  2. Le contrôle sur justificatif : d’autres éléments, comme l’isolation des murs, nécessitent une pièce justificative, par exemple une facture ou des photos. La liste des preuves acceptables par région est disponible en cliquant sur cette page.
  3. Que se passe-t-il si le certificateur PEB n’obtient pas les documents justificatifs ?

    Si vous n’avez pas de pièce justificative pour démontrer la présence d’un élément à intégrer dans le calcul, comme l’isolant des murs, le certificateur devra prendre en compte une valeur par défaut qui varie selon le type d’éléments concernés. Pour l’isolation des murs, par exemple, la valeur par défaut est fonction de l’année de construction. Ces valeurs par défaut sont presque toujours défavorables et le résultat du calcul sera donc probablement moins bon que si le certificateur avait eu accès à des preuves acceptables. Il est donc essentiel de rassembler le maximum de preuves acceptables (plans, factures, fiches techniques,…) avant la visite du certificateur pour pouvoir les lui transmettre.

    En l’absence de preuves acceptables, et pour éviter le recours à des valeurs par défaut, l’analyse destructive ( par exemple, faire un trou dans une cloison ) est possible.

    Quels sont les éléments pouvant pénaliser le résultat du certificat PEB ?

    Toutes les habitations ne sont pas logés à la même enseigne. De manière générale, les caractéristiques physique du bâtiment ou ses techniques de construction peuvent fortement faire varier le score du certificat PEB.

    En voici les principaux exemples :

    • Un appartement sous une toiture : la surface des parois qui donnent vers l’extérieur, c’est-à-dire la surface de déperdition de chaleur, est plus importante que celle d’un appartement situé entre deux appartements. Il sera toujours pénalisé au niveau PEB par rapport à l’appartement se trouvant en dessous, même avec la présence d’isolant.
    • Un nombre élevé de façades : plus il y a de façades, plus il y a de surfaces de déperditions… donc plus la surface par où s’échappe la chaleur est importante. A caractéristiques identiques, une maison mitoyenne aura donc toujours un meilleur score PEB qu’une maison 4 façades, ou qu’une maison avec de multiples annexes.
    • Un appartement sous comble : si la hauteur sous toit est trop faible, le protocole impose qu’une partie de la surface au sol n’est pas prise en compte dans la superficie habitable ( en dessous de 1,5m ) alors que les déperditions via ce toit sont bien réelles. Comme le résultat est exprimé en proportion du m² habitable, ce type d’habitation sera moins performante théoriquement.
    • Une mauvaise orientation : un bâtiment orienté nord-est, par exemple, bénéficiera moins de la chaleur apportée par le rayonnement solaire qu’un bâtiment orienté plein sud.
    • Un appartement avec un plancher sur cave ou sur terre non isolé : il y aura plus de pertes de chaleur par le plancher que dans le cas d’un appartement situé entre deux appartements.
    • Une toiture ou des murs non isolés : cela signifie plus de pertes de chaleurs vers l’extérieur
    • Une chaudière ancienne
    • Une production de chauffage électrique : le chauffage du logement ou de l’eau sanitaire avec un appareil électrique influence négativement le résultat du certificat PEB, notamment à cause de la conversion en énergie primaire qui est de 2,5X . Voir ci-dessus.
    • L’absence de tuyaux de chauffage ou d’eau chaude sanitaire non isolé
    • L’absence de thermostat ou de sonde extérieure : un chauffage qui n’est pas relié à un thermostat ou à une sonde extérieure brûle inutilement du combustible.
    • L'utilisation des valeurs par défaut : en l’absence de preuves acceptables et de possibilité d’inspection visuelle, le certificateur doit utiliser des valeurs par défaut qui pénalisent le résultat final
    • Un vitrage, même double, de mauvaise qualité : une fenêtre des années 70, avec double vitrage et châssis métallique, a la même performance énergétique qu’une fenêtre des années 50 avec un simple vitrage dans un châssis bois. Par contre, une fenêtre posée aujourd'hui permet d’économiser 2 à 3 fois plus d’énergie

    Par conséquent, il se peut que la performance énergétique de biens même récents soit largement en dessous des normes actuelles en vigueur.

    Préparez donc tous les documents relatifs à vos différents travaux concernant les points principaux cités.

    Comprendre les données inscrites sur votre certificat PEB

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