Nouveau certificat PEB : ce que révèlent plus de 500 certificats

Depuis le 1er septembre, chaque certificat PEB wallon contient une feuille de route vers le label A : quels travaux, dans quel ordre, pour quel budget. Nous avons analysé plus de 500 certificats délivrés par nos certificateurs sous ce nouveau format. Voici ce que la donnée montre, et ce qu’elle ne montre pas.

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Le nouveau certificat PEB wallon, vu du terrain

+500

certificats nouvelle formule analysés

58 %

des parcours démarrent par la toiture

79.125 €

coût médian estimé pour atteindre le label A

Trois chiffres

79.125 € HTVA, c’est le coût médian estimé par le logiciel régional pour amener un logement wallon au label A.

58 %, c’est la part des certificats où la première étape recommandée est l’isolation de la toiture. Viennent ensuite les murs (26 %) et les sols (12 %).

Première étape du parcours : toiture 58 %, murs 26 %, sols 12 %, autres postes 4 %

D, c’est le label le plus fréquent dans notre échantillon, devant C et G. Pour un logement G, le parcours complet vers A est estimé à 85.200 € HTVA.

Un D coûte presque autant qu’un G

C’est le résultat le plus contre-intuitif de notre analyse. À partir du label D, le budget médian annoncé pour atteindre A se situe entre 84.000 et 85.700 €, quel que soit le point de départ.

Coût médian vers le label A selon le label de départ : B 38.500 €, C 62.000 €, D 84.000 €, E 83.600 €, F 85.700 €, G 85.200 €

Le certificat distingue nettement un logement D d’un logement G. Le budget annoncé pour les amener au label A, lui, est pratiquement le même. Pour le propriétaire d’un D, qui possède le label le plus courant de notre échantillon, le message est difficile à lire.

Nos données ne permettent pas d’isoler la cause de ce plafond. Elles montrent en revanche que plus le label de départ est bas, plus le parcours commence par la toiture : c’est le cas pour 61 % des logements D et 89 % des logements G.

Notre méthodologie

  • Périmètre : plus de 500 certificats PEB délivrés par Certinergie en Wallonie depuis le 1er septembre 2026, hors logement social, dont le fichier confirme la version logicielle 5.0.1.
  • Premier poste du parcours : calculé sur les 95 % de certificats dont le parcours est lisible. Exclus : logements déjà en label A (sans parcours) et certificats en langue allemande.
  • Coût médian : milieu de la fourchette de budget indicatif (HTVA) calculée par le logiciel, sur les 67 % de certificats qui en comportent une. Exclus : principalement les appartements en immeuble collectif, pour lesquels le logiciel ne calcule pas de budget.
  • Demandes des clients : analyse des échanges écrits (chat et e-mail) avec nos clients depuis le 1er septembre, croisés avec les commandes. Seuls des comptages ont été réalisés : aucun contenu de conversation n’a été extrait.
  • Nature de la donnée : estimations générées automatiquement par l’outil régional, pas des devis d’entrepreneurs.
Méthodologie : 100 % des certificats au nouveau format, 95 % avec un parcours lisible, 67 % avec un budget estimé

Le parcours commence presque toujours par l’enveloppe

Dans 99 % des parcours analysés, la première étape porte sur l’enveloppe du bâtiment : toiture, murs, sols ou étanchéité à l’air. Le système de chauffage et d’eau chaude n’arrive en tête que dans 1 % des cas.

Le rendement de l’installation de chauffage entre pourtant directement dans le calcul du label. Le parcours, lui, ne le place presque jamais en priorité.

La question qu’on ne nous pose pas

Nous nous attendions à être interrogés sur ces montants. Ce n’est pas le cas. Sur l’ensemble des échanges écrits avec nos clients depuis le 1er septembre, nous n’avons relevé qu’une seule demande explicite d’estimation du coût des travaux. Aucune émanant d’un propriétaire avant réception de son certificat.

Les seules demandes chiffrées vont dans l’autre sens. Elles viennent d’acheteurs qui ont déjà un devis en main et veulent savoir quel label ils obtiendront après ces travaux, parce que leur banque l’exige pour accorder le crédit.

Comme le rappelle Bruxelles Environnement, un bien classé C consommera en moyenne moins par m² qu’un bien classé D. C’est tout l’intérêt de comparer les certificats lors d’un achat ou d’une location.

La question du coût se pose peut-être oralement, à l’inspecteur, le jour de la visite. Par écrit, elle n’apparaît pas.

Ce que le certificat voit, et ce qu’il ne voit pas

Le certificateur ne peut prendre en compte que ce qu’il constate le jour de la visite, ou ce qu’attestent des preuves acceptables : factures, plans, fiches techniques, photos de chantier. À défaut, la méthode applique des valeurs par défaut.

Une isolation bien réelle, mais non documentée, peut donc ne pas être prise en compte. Et le parcours de rénovation peut alors recommander des travaux déjà réalisés.

Ce qui manque au nouveau certificat

Le document présente un budget, mais aucune échéance. Il ne rappelle pas les obligations de rénovation à venir ni les aides accessibles selon le profil du logement.

Un propriétaire qui découvre un parcours à 79.000 € sans calendrier ne voit qu’une dépense. Avec une échéance et les aides auxquelles il peut prétendre, il disposerait d’un cadre pour décider.

Consulter notre calendrier PEB : les échéances en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre

Ce que la réforme apporte réellement

Il serait injuste de ne retenir que les limites. Le certificat passe de conseils génériques à un parcours ordonné, assorti d’une estimation indicative des coûts. Et lorsque le logement dispose de panneaux photovoltaïques, il indique désormais son label réel et celui qu’il obtiendrait sans leur apport : l’acheteur voit enfin la performance propre du bâtiment.

Pour les appartements, le certificat renonce à chiffrer les travaux et privilégie une approche à l’échelle de l’immeuble, ce qui est cohérent avec la réalité des copropriétés.

Notre avis

Le parcours de rénovation va dans le bon sens. Donner aux propriétaires une trajectoire chiffrée, c’est exactement ce dont le marché avait besoin. Mais une estimation n’a de valeur que si elle dit ce que chaque euro rapporte.

Annoncer 79.000 € sans préciser quelles étapes font réellement bouger le label, c’est laisser le lecteur seul face à un total. À notre sens, ce chiffre brut risque de décourager plus qu’il n’éclaire.

Ce que demandent les acheteurs qui nous écrivent est plus simple et plus concret : savoir quel label produiront ces travaux-là, sur ce logement-là. Une simulation utile part du bien réel, mesure l’effet de chaque intervention sur le label et hiérarchise les travaux selon ce qu’ils rapportent. C’est le travail que nos experts réalisent chaque jour avec nos clients.

Ce que cela change pour vous

Vous vendez

Le montant du certificat n’est pas un devis. Savoir expliquer d’où vient le chiffre vaut mieux que le subir en pleine négociation.

Vous achetez

Lisez les étapes, pas le total. Si votre banque exige le label après travaux, faites simuler vos devis réels plutôt que le parcours type.

Vous rénovez

Le certificat offre une première vision automatisée. L’audit logement est requis pour les primes habitation, sauf pour la toiture et l’isolation du toit.

Un réflexe simple : rassembler vos preuves

Avant la visite du certificateur, retrouvez vos factures de travaux, plans, fiches techniques et photos de chantier. Ce sont elles qui permettent de prendre en compte l’isolation réelle de votre logement, et donc d’établir un parcours de rénovation fidèle à la réalité.

Besoin d’un certificat PEB fiable, ou de savoir quel label vos travaux vous permettront réellement d’atteindre ?

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Nos avantages en quelques points

Certinergie, c’est déjà 10 ans d’expérience dans le domaine des contrôles légaux : contrôles gaz, et contrôle des installations électriques effectués pour les particuliers, les agences immobilières, les notaires et les installateurs électriques et ce dans de nombreuses villes comme Liège, Namur, Wavre,  Bruxelles, Charleroi, Arlon, etc.

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